festival les jours de lumiere 2019 haut
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Structures ovoïdes transparentes alliant les contrastes







Maurice2« J'ai toujours vécu dans de beaux jardins. Déjà, toute petite, dans le jardin familial, je faisais des jardins japonais au creux des racines des arbres. Plus tard, je me suis intéressée à la métamorphose des éléments au cours du cycle des saisons ».
Sylvie Maurice dit avoir évolué vers des constructions qu'elle nomme : « sculptures graphiques ». Elle utilise le fil métallique pour sa souplesse et ses qualités graphiques. Le papier et la résine lui permettent de jouer de la transparence des surfaces et donner corps au volume sans masquer la lecture de la structure, du dessin.
Même si Sylvie Maurice dit s'intéresser à la philosophie chinoise qui accepte une simultanéité des opposés, sa volonté d'inscrire l'idée des contraires dans un même travail s'est imposée, vide et matière, s'opposant, agissent et révèlent l'œuvre, et de préciser que « Ce sont les mots qui séparent, mais la réalité est différente ».
« Dans mon processus de travail, le labeur et la patience sont très présents..., l'épreuve d'un geste basique et répétitif, signe d'obscurité m'entraîne sur un chemin monotone où paradoxalement les surprises adviennent sans cesse.
Ce temps d'épreuves semble nécessaire pour obtenir une libération, un au-delà du faire » et de conclure par « je ne peux bien parler que de ma pratique au jour le jour, de sa nécessité, de ma résistance au monde ».

http://www.et-alors.org/dossier-les-Artistes/Maurice-2008.html