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MAYU2


En écho des champs de bataille de 1914-18, sculptures d’éclats d’obus pour témoigner de l’indicible, créer des corps meurtris, et universels. 




Mayu réduitEn 2000, retour sur les champs de bataille de la Grande Guerre. Ressurgissent alors des émotions qui, dès l’enfance, devaient me marquer à jamais. C’est le retour au Chemin des Dames, plateau où alterneront quatre années durant, accalmies et combats acharnés, théâtre de l’effroyable offensive Nivelle ; c’est l’impérieux besoin d’y séjourner régulièrement. Après trois années d’imprégnation, de réflexion, décider de peindre ce plateau, horizon énigmatique, théâtre de l’indicible.

Arpenter inlassablement les parcelles labourées. Ici remontent inexorablement des éclats d’obus emprisonnés dans leur gangue de rouille, de terre couleur Sienne, terre de l’Aisne.

Glaner ces fragments, stigmates de la formidable canonnade, vestiges d’une violence inouïe ; et qui me questionnent : quelle a été leur histoire dévastatrice ?  Les assembler en des silhouettes aujourd’hui apaisées, universelles.

Réveiller, voire révéler les histoires familiales ; et surtout, ne pas les oublier.

C’est au Chemin des Dames, et c’était ailleurs.

De l’utilisation de ces matériaux, il m’est apparu manifeste qu’une part de mon travail devait être consacrée à accompagner la vie et soit reversée au mouvement des soins palliatifs (ASP fondatrice). »

www.francoismayu.com